Savez-vous que le paradis n’est pas strictement réservé à ceux qui vont chaque samedi ou dimanche à l’église pour prendre la communion ou la sainte cène, louer Dieu de toute leur force, demander pardon pour des péchés volontairement commis uniquement pour satisfaire un désir conjoncturel et contextuel, écouter des versets et leurs explications sans jamais les appliquer ?
Savez-vous que Dieu ignore ces prières hypocrites pour se pencher vers celles qui viennent de ceux qui essaient de faire de leur mieux pour vivre en harmonie avec eux-mêmes et avec toute autre dimension de l’intelligence originelle ; ceux qui recherchent la paix intérieure non dans les religions ou les sectes, mais dans la force intérieure, la raison et la sagesse qui sont en eux : la spiritualité.
La spiritualité est la force, la sagesse et la raison qui nous aident à mieux comprendre la nécessité de ne pas seulement vivre selon des principes imposés, mais aussi de reconnaître que tout est complémentaire et que l’harmonisation est essentielle en tout et partout.
Elle est la matrice de tout ce qui est ou n’est pas encore de notre compréhension.
La spiritualité n’est ni une affaire de religion, ni de secte, ni de doctrine.
Tout le monde est spirituel.
La spiritualité est un mode de vie : s’harmoniser avec soi-même et avec tout ce qui contribue à l’évolution.
Le respect et la sagesse sont prioritaires avant toute considération, telle est la règle fondamentale de la spiritualité.
Elle est la route qui conduit à la paix intérieure :
avoir le sentiment de ne rien se reprocher,
n’avoir ni regret ni chagrin à chaque instant,
protéger et servir autant que possible,
valoriser les plus méprisés,
reconnaître que la richesse n’est pas seulement une affaire d’argent ou de biens, mais aussi de dignité, de joie et de loyauté.
Être spirituel est différent d’être spiritualiste.
Le spirituel est quelqu’un qui donne un sens profond à la vie, à l’univers, à lui-même et à la divinité.
Il se respecte et respecte tout ce qui participe à l’évolution.
Il peut n’appartenir à aucune religion, à aucune doctrine, à aucun secte.
C’est quelqu’un qui médite pour comprendre la vie, chercher la sagesse, la compassion et la conscience.
Le spiritualiste, lui, adhère à un système ou à une pratique organisée autour de la spiritualité, qui devient alors une croyance codifiée.
On ne peut pas être les deux à la fois, sauf si l’on choisit de vivre dans une confusion totale :
le spirituel est libre de chercher par lui-même à comprendre la vie, la divinité et le cosmos,
tandis que le spiritualiste suit des règles imposées et vit selon elles.
En guise de conclusion,
Nous avons tous été créés pour vivre dans la paix, l’harmonie et le libre arbitre ; pour chercher à comprendre le sens du cosmos et de la vie, et pour établir une relation personnelle et intime avec le divin.
Et pourtant, à force de ne pas avoir confiance en nous-mêmes, nous avons construit notre propre prison.
Nous y sommes entrés seuls, avons verrouillé la serrure, puis jeté la clé par la fenêtre et très loin encore.
Et lorsque nous réalisons le mal que nous nous sommes fait à nous-mêmes, nous espérons maintenant que quelqu’un la ramasse et vienne nous ouvrir la porte, nous libérer. Mais le pire c’est que ce quelqu’un n’existe que dans notre imaginaire.
Jeannot JB.